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Convention ANRU modifiée. Programme d’actions 2005-2009.

Conseil municipal du jeudi 22 septembre 2005

A la demande du Conseil d’Administration de l’Agence Urbaine de Rénovation Urbaine (ANRU), le montant global du programme d’actions a été ajusté, passant de 243 934 015 € (délibération en date du 23 juin 2005) à 243 818 475 €. Le plan de financement, dont environ 69% du montant global est consacré au volet logement, se décompose désormais de la façon suivante :

Le Conseil approuve la convention entre l’ANRU, la Ville d’Amiens et l’ensemble des partenaires. Le Maire est autorisé à engager tous les moyens nécessaires pour réaliser ce programme d’actions et notamment à verser les subventions. Le Maire est chargé, pour les projets dont la Ville assure la maîtrise d’ouvrage, de recueillir tout financement concourant à la réalisation de l’opération auprès des partenaires institutionnels.

INTERVENTIONS :

M. LESSARD – Mon intervention sera brève puisque nous avons déjà eu le débat sur cette convention. Nous ne remettrons pas en cause notre vote, même si certains points nous posent questions. Nous avons, depuis, réétudié un certain nombre d’aspects de la mise en oeuvre, en particulier sur la démolition des logements qui, pour nous, doit être précédée ou accompagnée de constructions. Il nous semble que, là où c’est possible, c’est à dire lorsque des terrains sont libres, on ne se hâte pas pour construire de nouveaux logements alors que, dans le même temps, on vide déjà les logements de leurs habitants et, malgré les assurances données, on les oblige à quitter leur quartier. Certains se sentent jugés indésirables et ont le sentiment que rien n’est fait pour leur permettre, quand ils le souhaitent, d’être relogés à proximité pour préserver les solidarités familiales, amicales, de voisinage, ce qui est en toutes lettres dans la convention. Aujourd’hui, malgré tous les discours qui ont lieu, à Amiens comme dans le pays, la construction de logements accessibles reste insuffisante face aux besoins et à la pénurie et nombreux sont maintenant ceux qui réfléchissent à la pertinence des démolitions. Nous sommes de ceux qui proposent d’accélérer le rythme des constructions mais, en même temps, de faire une pause sur les démolitions tant que l’offre ne sera pas améliorée, sur Amiens aussi. Nous proposons un moratoire et qu’après cette convention on ne procède plus à de nouvelles démolitions avant d’avoir considérablement amélioré l’offre. Cette observation vient renforcer celles que j’avais faites lors du débat sur cette convention que nous avions approuvée avec certaines réserves. Enfin, je voudrais poser une question. La convention prévoit la création de lieux d’écoute et d’échange, d’espaces rencontre permettant de développer l’accompagnement à la parentalité. Je voudrais savoir si ces lieux sont déjà mis en place sur les trois secteurs ou sur certains d’entre eux. En effet, les habitants de Sud-Est que j’ai rencontrés m’ont dit ne pas connaître l’existence de ce lieu.

M. PORQUIER – Je voudrais redire que nous avons une approche extrêmement favorable au projet de rénovation urbaine. Dans l’ensemble, les projets sur les 3 zones semblent tout à fait intéressants pour la qualification des quartiers. C’est pourquoi nous allons nous prononcer pour cette délibération. Malgré tout, nous avons quelques petites réserves ou interrogations et d’abord sur le rythme des reconstructions puisque des destructions ont déjà lieu. La loi prévoit bien la construction avant la démolition, notre collègue le disait avant moi. Or, je ne crois pas que cela soit fait dans cet ordre-là. C’est un problème pour le relogement des familles même si nous sommes bien conscients qu’un suivi a été mis en place et que cela n’est pas fait dans des conditions inhumaines. Toutefois, cela perturbe l’accès au logement pour toute une catégorie de population qui veut y avoir accès. Cela pèse aussi sur les bailleurs sociaux qui doivent supporter des phénomènes assez longs de vacances de logement. A propos des périmètres, les quartiers Nord ou Etouvie sont très bien délimités sur des zones urbaines. Je comprends moins pourquoi il y a un zonage qui entoure des zones résidentielles d’amiénoises sur le secteur sud-est qui est étendu et un peu « tarabiscoté » mais peut-être M. NEMITZ pourra m’éclairer sur cette interrogation. Enfin, je voudrais exprimer un regret à propos des annexes. En effet, la note sur le développement économique des 3 zones urbaines sensibles est un document très court d’une page mais avec quelques projets concrets comme l’implantation d’AMETIS ou autres projets listés, assez intéressants dans l’ensemble, alors que la contribution au projet de développement durable est très longue et, par contre, assez creuse et qui risque de ne pas être très effective dans les résultats. C’est malheureusement trop souvent le sort réservé aux intentions sur le développement durable : on se contente de mots et trop peu de réalisations. J’aurais préféré avoir, comme pour le développement économique, une note d’une page qui annonce des projets de réalisations beaucoup plus concrets.

M. NEMITZ – Je voudrais d’abord dire à M. LESSARD que ce lieu d’écoute qui doit favoriser la parentalité est un dispositif en cours de développement, déjà initié sur les quartiers qui étaient complètement dans le contrat de ville jusque maintenant. Le quartier sud-est va seulement commencer à être concerné. Cela reste à réaliser mais le dispositif sera étendu sur ce quartier au même titre que sur les deux autres pris en compte dans le GPV. Concernant le zonage du secteur sud-est, je ne sais pas si M. PORQUIER fait allusion à la délimitation de la ZUS, antérieure au GPV et établie sur des critères sociaux concernant les habitants du quartier, ou s’il s’agit de la ZAC. Pour la ZAC, nous avons pris en compte l’ensemble du territoire qui paraissait susceptible de faire l’objet de rénovation urbaine et en particulier de construction de logements aidés et non aidés. C’est pour cela que figure sur la carte incluse dans notre dossier ce secteur clairement identifié et sur lequel la SEM Amiens Aménagement soit travailler pour permettre que, progressivement, les constructions de logements que l’on souhaite adapter aux besoins des habitants d’Amiens Métropole, et notamment de logements aidés prévus en quantité importante, puissent se faire sur ce secteur. A propos du développement durable, il est clair que ce dossier de candidature pour l’aide des différents partenaires, notamment l’ANRU pour le GPV, fait la synthèse des grandes orientations de ce qui sera fait dans le cadre du GPV et il ne nous est pas demandé d’y inclure des fiches techniques sur les réalisations. Il appartiendra après aux concepteurs des réalisations notamment immobilières de tenir compte des orientations qui figurent dans ce document. Nous ne pouvions pas aller au-delà dans la précision, compte tenu de la nature du document mais nous serons évidemment très attentifs dans la suite des opérations pour que ce qui préconisé dans la convention soit respecté par ceux qui oeuvreront sur le territoire du GPV.

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