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Conseil municipal du 28 avril 2005

Point sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU)

Mme le Maire - Il y a quelques semaines a été diffusé dans les boîtes aux lettres de tous les Amiénois un questionnaire comprenant 34 questions et qui a suscité des réponses. Nous allons donc pouvoir passer au rendu extrêmement instructif et intéressant de ce questionnaire qui va nourrir notre réflexion pour l'établissement du PLU. Le 1er élément de satisfaction en ce qui concerne ce questionnaire, c'est qu'il a fait l'objet de près de 7000 réponses, soit environ 12% alors qu'on nous avait indiqué que sa diffusion n'avait pas été pleinement satisfaisante, notamment que des défauts avaient été constatés dans la distribution de ce document dans un certain nombre de quartiers. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé à la presse de rappeler que les Amiénois pouvaient retirer le questionnaire dans tous les bâtiments publics, en particulier en mairie centrale et dans les mairies de quartiers. Il semblerait que nos appels aient été entendus. Suspension de séance à 18 h 20.

M. FOUCAULT - Avec 12% de retour, le résultat n'est pas mal compte tenu des problèmes de distribution et de la complexité du questionnaire. A titre de comparaison, le questionnaire " Amiens écoute Amiens " que nous avions lancé il y a quelques années et qui comportait 4 à 5 fois moins de questions et était beaucoup plus simple avait engendré 16% de retour. Si nous observons 4% de moins, il faut noter que ce sont deux questionnaires difficilement comparables et qui obéissent à des objets différents. 7000 foyers ont répondu, ce qui est énorme puisque, quand on procède à un sondage sur Amiens, on prend une base de 500 personnes. Le volant de 7000 est donc très important. Reste à savoir si l'échantillon est représentatif ou pas. Il l'est presque mais, pour être très honnête, il y a une petite défaillance sur la tranche 18/25 ans et une sur-représentation sur la tranche 45/54 ans. Quelques questions portaient sur le rayonnement de la ville. On retrouve assez classiquement le thème de l'emploi en n°1, le thème de la formation-éducation en n°2 et celui de la qualité de vie en n°3. Sur l'offre commerciale, on voit une satisfaction forte sur la périphérie, une satisfaction réelle sur le centre ville et une insatisfaction sur les quartiers. On peut penser que le développement du commerce de périphérie est largement responsable de la disparition du commerce de quartier. Ce qui est intéressant, c'est la montée en puissance de la satisfaction sur le commerce de centre ville d'Amiens avec une attractivité retrouvée depuis 3 ou 4 ans. La réponse sur les quartiers est à noter. En effet, ce qui est intéressant c'est de saisir les aspérités des réponses plutôt que ce qui est conforme à ce que chacun peut penser. On peut donc relever cette insatisfaction par rapport au commerce de proximité et à cette idée de proximité et de convivialité dans les quartiers. Une question portait sur l'université, sachant qu'il est envisageable de poursuivre la 2ème tranche de localisation en centre ville des bâtiments universitaires. L'idée de désordre, les questions de stationnement et de circulation sont importantes dans les réponses. Sur les projets, non en termes d'utilité mais en termes d'attractivité pour les gens, l'aménagement de la place de la gare arrive loin devant, puis le regroupement hospitalier sur le site d'Amiens sud. En 3ème position, nous trouvons la réalisation du Zénith. Puis suivent, assez loin derrière, l'aménagement du Musée de Picardie, l'extension de Mégacité, l'augmentation de capacité du stade. On peut remarquer, pour tempérer un peu les réponses, que les premiers projets dans ce classement ont fait l'objet de beaucoup plus de communication que les autres. Il y a cependant une certaine appétence des gens pour sortir de l'architecture de la reconstruction ou, tout au moins, pour faire en sorte qu'elle soit mieux mise en valeur, ce qui explique probablement le 1er rang de la place de la gare. Quand on regarde dans le détail la question du Zénith, on voit que c'est un projet très partagé, pas seulement par les jeunes. A propos des types d'architecture préférés, on voit un leader : les bâtiments qui étaient représentés sur le parvis sud de la cathédrale. En deuxième position figurent les bâtiments de l'Université Vanmarcke situés le long de la Somme, puis le stade de la Licorne. Un peu plus détachés, nous trouvons les nouveaux logements Bd Beauvillé, puis le collège Arthur Rimbaud et le centre musical Etouvie. Les deux derniers classés sont à remettre à leur juste valeur puisque, s'agissant d'équipements de quartier et non d'équipements centraux ou de capitale régionale, ils sont moins connus de la population et il est donc logique de les trouver au dernier rang, ce qui n'enlève rien à leur qualité architecturale. On constate l'attachement des Amiénois aux constructions en matériaux traditionnels : les deux premiers du classement sont des bâtiments en brique et pierre. C'est comme si l'usage de certains matériaux venait compenser des interrogations qui ont existé sur le lieu ou la question urbaine. Ainsi, le stade de la Licorne se trouve supplanté par des constructions plus contestées ou plus débattues. " Pour renforcer la place de la nature à Amiens, que faudrait-il faire en priorité ? " A cette question, l'hypothèse retenue est assez classique puisque sont demandés des squares et des parcs supplémentaires. Mais on commence à ressentir la volonté d'un habitat qui donne plus de place à la verdure et, notamment, le souhait, dans 44% des réponses, que soient autorisés de larges balcons dans les constructions, comme une volonté de ville à la campagne. Dans le contexte du débat national lié à la densification des villes était posée la question de la hauteur des bâtiments. La réponse est, à 62%, nettement défavorable à des hauteurs importantes. Sans doute la question aurait pu être mieux posée, liée aux secteurs géographiques, en précisant les quartiers d'une part, le centre ville d'autre part. Une question portait sur le stationnement qui est un souci important. Aux solutions proposées, les 2 premières réponses sont classiques : davantage de places de parking en surface et en souterrain. La 3ème réponse est peut-être plus intéressante puisqu'elle esquisse un certain accord pour une solution qui peut être débattue : le stationnement résidentiel payant. Pour améliorer la vie des quartiers, on voit un plébiscite pour les espaces verts à 61% mais on retrouve en 2ème position la question des commerces, abordée précédemment, avec 48%.

Sur les écoles, le logement, les équipements publics, on voit des scores plus faibles, correspondant sans doute à une attente déjà satisfaite. La 3ème partie du questionnaire portait sur la protection du patrimoine. Assez classiquement, plus c'est ancien, plus on a envie de protéger. Une nuance apparaît cependant, liée à cette douleur, cette difficulté presque philosophique des Amiénois par rapport à la reconstruction. On voit que le style " années 50 " est le moins privilégié puisqu'il arrive en dernier, l'architecture contemporaine le devançant. En 1ère position se trouve l'habitat rural. La voiture arrive en tête des modes de déplacement en semaine avec 47%. On circule moitié moins à pied, par les transports en commun à 11%, en vélo à 2. On est proche des chiffres nationaux. Ce qui interpelle peut-être plus, c'est que les pratiques du week-end, indiquées dans les réponses, sont à peu près identiques, à l'exception des transports en commun moins utilisés qu'en semaine. Si le stationnement est considéré comme un problème, la circulation l'est beaucoup moins. Les gens estiment qu'on circule moyennement bien à Amiens, très bien à 2%, plutôt bien à 31%. A l'inverse, le total des " mal " est de 21%. Pour aller un peu plus loin sur cette question de l'usage de la voiture -qu'il s'agit évidemment d'organiser, voire de freiner dans certains secteurs ou à certains moments- nous voulions interroger les gens sur les solutions. Dans les réponses, nous sommes plus sur des solutions économiques que techniques : l'attrait d'un moyen de transport est, avant tout, son faible prix. La qualité ou l'innovation n'apparaissent que peu. La circulation automobile n'étant pas interprétée comme un réel dysfonctionnement dans la ville d'Amiens, la nécessité de dépenser beaucoup d'argent pour un autre mode de transport n'est pas ressentie comme vitale. On place donc en 1ère solution des choses assez simples et moins coûteuses et des outils, certes attrayant mais plus coûteux, en dernière position. En dépit de cet usage et de cet attrait immodérés de la voiture, on a un attrait constant et qui perdure de la piétonisation et des aménagements piétonniers. 66% sont favorables, 31% sont opposés.

Parmi les espaces à privilégier, l'arrière de l'hôtel de ville arrive en 1ère place, suivi de la rue de Noyon, puis la rue Gresset vers la Maison de la Culture et le Coliseum. Viennent ensuite des espaces dans les quartiers. Les gens imaginent les espaces piétonniers plutôt en hyper-centre que dans leur quartier. Une question pouvait paraître embarrassante pour tous ceux qui connaissent bien le sujet à Amiens : celle de la couverture des voies ferrées. A la fois chacun connaît cette plaie au centre d'Amiens et les élus savent le coût que représente la solution de cette question. On nous reprochera sans doute de ne pas avoir indiqué ce coût dans le questionnaire et on aura raison. En effet, les réponses proposent la couverture des voies ferrées et l'implantation d'espaces verts. La solution qui consiste à construire des logements sur la couverture des voies pour rentabiliser l'opération est beaucoup moins plébiscitée par les gens. S'ils avaient été informés du coût, peut-être leur réponse serait-elle autre. On constate un fort sentiment d'utilité de 2 projets : la ligne TGV Paris-Amiens-Londres et l'autoroute Amiens-Lille, l'autoroute arrivant en 1ère position, ce qui est étonnant compte tenu de la culture amiénoise pour le TGV. Dans la partie logement du questionnaire, la densification l'emporte sur l'étirement de la ville. Même si ce n'est que de peu, c'est un fait notable. Sur la satisfaction par rapport au logement, les réponses rejoignent tout à fait les critères nationaux. S'il y a une crise économique du logement, il n'y a pas une crise qualitative. 80% des gens sont satisfaits de leur logement, au niveau national comme sur Amiens. En revanche, si on interrogeait les gens sur le coût du foncier ou de la location, ils feraient état des difficultés qu'ils ressentent. Le logement idéal tel que le voient les Amiénois ne reflète pas leurs choix, par rapport aux matériaux ou en termes de patrimoine, que nous avons vu précédemment. Les pavillons, tels ceux de la Vallée des Vignes, constituent l'habitat privilégié. En 2ème position se trouvent les appartements dans des immeubles plutôt bas (les R + 3 de la Vallée des Vignes). Vient ensuite la maison amiénoise pour 29%, la maison d'architecte pour 23%, l'habitat rural pour 20% et un habitat haut (même très haut comme la Tour Perret) pour 3%. En fait, la maison que les Amiénois veulent protéger comme faisant partie du patrimoine n'est pas forcément celle où ils veulent habiter. Il y a plutôt une appétence pour le pavillonnaire, ce qui vient en contradiction avec le souhait de densification.

44% des personnes interrogées indiquent vouloir rester dans leur logement actuel en l'améliorant, ce qui est largement majoritaire, 24% préfèreraient changer de logement en restant à Amiens, 18% se prononcent pour résider à la campagne près d'Amiens, 11% émettant le vœu de quitter Amiens pour aller dans une autre région. La question de la solidarité urbaine aurait pu entraîner des réponses revendicatives. En fait, les réponses sont assez équilibrées. Il y a bien une revendication d'équité mais pas par rapport à des inégalités supposées fortes qu'il faudrait à tout prix corriger par un système organisé. 37% jugent équitable la répartition des logements sociaux dans la ville. Beaucoup se félicitent de la construction de logements sociaux dans les opérations de logement privées. 12% souhaitent que soient introduits des logements sociaux dans les quartiers où il n'y en a pas. La question sur les cœurs d'îlots, à la lecture des résultats, était peut-être ambiguë. Selon les réponses, ce qui caractérise la maison amiénoise, c'est d'abord la brique, puis la succession de maisons identiques. La cour et le jardin viennent loin derrière ces deux éléments, ainsi que la décoration des façades et le toit en pente. Pour faire évoluer la maison amiénoise, trois solutions sont proposées : regrouper deux maisons côte à côte pour faire une grande maison amiénoise, faire une extension en arrière de la maison ou on réalise un garage en rez-de-chaussée, généralement dans le cadre du regroupement de deux maisons amiénoises. Mais 31% des réponses indiquent qu'on ne peut pas la faire évoluer, ce qui explique l'attrait pour les pavillons noté dans une réponse précédente. Les éléments d'architecture cités comme les plus appropriés pour les nouvelles constructions sont la brique et la pierre. A l'inverse, le bois, le métal et le verre n'apparaissent pas forcément adaptés à l'identité urbaine amiénoise et sont donc peu choisis. Les questions sur l'environnement, peut-être un peu éloignées du PLU, avaient leur utilité par rapport à l'action municipale. La question sur le tri sélectif est plébiscitée, considérée utile à près de 80% mais jugée contraignante.

Parmi les principales nuisances, sont cités les déjections canines en 1ère position, puis les détritus sur la voie publique, suivis du bruit, des mauvaises odeurs, de la circulation, les panneaux publicitaires -même si beaucoup ont disparu-, les problèmes de voisinage et la qualité de l'air. A propos des lieux de promenade, on se promène d'abord en centre ville, ce qui est plutôt satisfaisant par rapport à l'attractivité commerciale, au ravalement des façades, à la piétonisation. En filigrane de toutes les questions, on voit l'intérêt très fort des gens pour l'environnement, l'écologie et les espaces verts. Malgré les contraintes et les coûts supplémentaires dont ils ont conscience, les gens sont très positifs (68%) pour introduire les questions d'environnement dans les constructions. Venaient ensuite dans le questionnaire deux questions un peu conclusives sur les changements intervenant que certains ont pu juger un peu politiques. Il est intéressant de voir que les gens adhèrent aux changements en cours mais les réponses sur le rythme du changement sont encore plus intéressantes. A 28%, les gens pensent qu'il faut accélérer le rythme du changement, 56% sont pour garder le même rythme et 10% souhaitent ralentir ce rythme. Ces réponses tranchent avec certaines autres, quelque peu conservatrices, mais on voit que les choix sont assez responsables parce que, dans le même temps, par rapport à une allure générale de la ville, ils sont plutôt très allant.

La séance est reprise à 18 h 52.

M. HENNO - Il me revient, à la suite de l'exposé qui vient d'être fait, de tirer, en tant qu'adjoint à l'urbanisme, quelques éléments de réflexion complémentaires dans le cadre de l'élaboration du PLU sur lequel, les uns et les autres, nous travaillons. Je voudrais tout d'abord souligner la qualité des questions et des réponses. Celles-ci seront en quelque sorte un guide pour notre réflexion finale sur la mise en place du PLU. J'y trouve la confirmation, à plusieurs reprises bien soulignée, de l'intérêt que portent les Amiénois pour notre ville, pour leur quartier, leur rue et aussi pour leur logement. Nous voyons donc tout l'intérêt que nous avons de tenir compte du résultat de ce questionnaire. Sur les 30 ou 35 questions soulevées, je m'attacherai à seulement 5 ou 6 qui m'interpellent assez fortement. Avec les collègues, avec les services et toutes les personnes qui ont eu à travailler sur ce dossier du PLU, un certain nombre de ces questions ont déjà été abordées. Mais nous allons remettre sur le métier notre ouvrage pour affiner ici ou là. J'observe que la notion de proximité est une priorité absolue pour les Amiénois. On la retrouve dans un certain nombre de thèmes, de l'économique à l'environnement. Quand vous constatez qu'aujourd'hui les commerces du centre ville se sont renforcés mais qu'un certain nombre se sont échappés en périphérie, les Amiénois souhaitent voir se rapprocher les services, commerciaux ou autres, de leur domicile. C'est normal parce que, dans les faubourgs, là où le problème se fait principalement sentir, les personnes prennent de l'âge. Il y a là une demande et une priorité à prendre en compte dans le cadre du PLU. La qualité de vie apparaît manifestement comme étant une exigence de plus en plus soutenue. On le voit aux réponses sur les questions liées à la propreté, au ramassage des ordures ménagères, au tri sélectif, à l'effacement des réseaux, … Une architecture de qualité est aussi largement plébiscitée et, vous l'avez constaté, alors que des voix s'étaient élevées contre des constructions dans des endroits mythiques comme Saint-Leu, la rue Vanmarcke ou la proximité de la cathédrale, les constructions sont plébiscitées. C'est un encouragement à poursuivre dans ce sens. Un autre dossier m'interpelle et m'inquiète : la question de la densité. C'est une interrogation forte. Comment l'interpréter sans rompre la marche en avant de notre capitale régionale à vocation européenne, qui a encore, dans l'imaginaire de certains de nos Amiénois, le passé d'une ville moyenne, provinciale, où il ne faut pas bousculer les choses, aller trop vite. Dans une ville où il y a une cathédrale qui est très haute, dans une ville où il y a la tour Perret, je suis interpellé par la réaction qui transparaît dans les réponses. Cependant je la comprends : si la question est arrivée a brupto chez un résident de quartier pavillonnaire, la réponse est justifiée. Il faut donc tirer quelques conclusions et quelques apaisements pour les uns et les autres. Car la réponse ne peut pas être la même selon les quartiers. Il faut penser à créer de nouvelles centralités dans les zones d'aménagements à venir et elles doivent prendre un certain volume, un certain intérêt, un poids. Ce qui serait bien, c'est qu'on arrive à mettre en place des cœurs secondaires en périphérie du cœur principal qu'est le centre ville.

Comment faire pour tenir compte à la fois du souhait et de la crainte exprimés dans les réponses sur la densité ? Bien sûr il ne s'agit pas d'édifier des immeubles de 8 ou 10 étages en permanence mais il s'agit de voir si, ici ou là, des immeubles de 1 ou 2 étages sont susceptibles d'apporter des réponses à la densification qui nous semble nécessaire sur cette ville qui a une surface viaire équivalente à celle de Lyon mais qui n'en fait que le tiers en termes de population, ce tiers supportant les 3 tiers des dépenses de voirie, de réseaux d'eau et autres. Si on veut gérer au mieux la ville comme une entreprise, on a intérêt à faire en sorte que la répartition des frais généraux permanent se fasse sur le plus grand nombre. L'extension de la ville en périphérie ajoute des frais de réseaux, de ramassage d'ordures ménagères, de nettoiement, ce qui n'est pas bon pour les finances de la ville. Il y a donc un juste milieu à trouver, ce que le PLU devra faire. Ce thème de la densité est donc important et va nous obliger à travailler encore un peu plus. La question du stationnement reste une préoccupation constante et majeure des Amiénois, due au fait que la ville s'est enrichie et les Amiénois aussi et qu'ils sont donc plus nombreux à posséder des voitures avec lesquelles ils doivent pouvoir circuler et stationner. Comment solutionner ces questions ? Bien entendu avec les moyens nouveaux et modernes qui nous sont proposés comme :

Voilà plusieurs pistes de réflexion qui viennent s'ajouter à ce qui a déjà été fait dans la ville en la matière. En définitive, ce questionnaire et ces réponses sont un encouragement certain à poursuivre la concertation, qui a déjà largement commencé, autour du PLU, outil qui permettra au PADD de profiter pleinement des atouts existant de cette ville et de ceux que nous amèneront demain l'A24, le TGV et d'autres opérations du même type qui permettront à Amiens d'être véritablement une ville à vocation européenne lorsque les emplois à la clé seront présents. En résumé, ce questionnaire est riche de réponses positives. Il est le bienvenu et va nous permettre de finaliser le PLU, de réorienter certaines démarches, d'étoffer notre élaboration. C'est véritablement un outil de développement durable pour la ville et la sauvegarde de la qualité de vie des Amiénois. Le PADD a été vu le 4 novembre 2004. Une réunion publique, premier volet de concertation, a eu lieu en décembre. Depuis, le travail de traduction réglementaire du PADD suit son cours. Aujourd'hui, c'est le deuxième volet de concertation, ce que peu de villes ont réalisé et qui va permettre un travail au fond. La phase de concertation active va pouvoir se mettre en place au travers de réunions publiques qui se tiendront fin juin et début juillet autour de 5 thèmes que je proposerai au Conseil d'adopter. Cette phase sera plutôt orientée non sur les secteurs géographiques proprement dits mais, au travers de 5 thèmes, on va essayer de coller aux territoires et aux thématiques du PLU. C'est ainsi que nous pourrions éventuellement travailler : l'ensemble de ces thèmes se retrouvant dans un thème transversal lié au développement durable, à l'agenda 21, c'est à dire tout ce qui touche à l'équilibre de l'espace entre urbain et espace naturel, entre maintien de l'agriculture aux franges de la ville et déplacements urbains, PDU et risques de nuisances, installation d'entreprises et sauvegarde de l'environnement, ceinture verte, plan vélo, ... tout ce qui fait partie de la même démarche de développement durable et de qualité de vie. Concomitamment à ces 5 réunions thématiques, la concertation avec les autres instances se poursuivra, particulièrement avec les comités de quartiers, les partenaires institutionnels et les communes périphériques bordurant la ville. Après les réunions de concertation qui auront lieu fin juin - début juillet avec le public, les services techniques auront à faire le bilan en juillet et août et à prendre en compte des propositions qui auront été faites. En septembre, le Conseil Municipal aura à arrêter notre PLU. Alors commencera la procédure réglementaire. Après ces différentes phases, le PLU devrait pouvoir être approuvé au Conseil Municipal de fin mars 2006. Mme le Maire - Je demande que la trame de ce document soit diffusée sur messagerie aux élus municipaux pour qu'ils puissent avoir l'ensemble des éléments d'information dont chacun de nous a besoin pour nourrir sa réflexion sur ce projet essentiel qu'est le Plan Local d'Urbanisme. Evidemment nous souhaitons que les Amiénois continuent à participer à l'élaboration de ce PLU. A cet égard, nos interlocuteurs prioritaires sont les comités de quartiers. Aussi, après la présentation qui est faite ce soir en Conseil Municipal, un rendu particulier est prévu le 11 mai pour l'ensemble des bureaux des comités de quartiers, ce qui nourrira leur réflexion bien avant les réunions publiques évoquées par Hubert HENNO et qui permettront de faire participer les Amiénois aux enjeux majeurs de notre avenir. Si plus de 12% des Amiénois ont répondu au questionnaire que nous leur avons adressé, malgré sa longueur et le temps qu'il fallait y consacrer, c'est pour nous une source de satisfaction puisque cela démontre qu'ils s'intéressent concrètement au développement de leur ville.

M. LESSARD - Comme nous venons de découvrir les résultats, nous nous garderons de commenter ou analyser à chaud. 7 000 réponses, ce n'est pas négligeable mais nous aimerions être informés de la composition sociologique, les catégories socio-professionnelles de ceux qui ont répondu. Cela faisait partie du questionnaire, sous couvert d'anonymat, notamment la provenance. S'agit-il essentiellement de propriétaires ou de locataires ? Cela a naturellement une influence sur les résultats. C'est pourquoi nous espérons pouvoir obtenir ces réponses pour accompagner et enrichir notre analyse. Nous avions dit que ce questionnaire comportait des questions orientées sur certains points politiquement choisis, ce que vous avez vous-même ressenti et reconnu tout à l'heure. En conséquence, vous avez sur ces points la réponse que vous souhaitiez. C'est le cas de la question des coûts comme de celle sur la gratuité des transports. Cela m'interpelle : quand on propose les transports gratuits, les gens y sont majoritairement favorables. Les préoccupations économiques sont là. M. HENNO s'est déclaré interpellé par les réponses à la question du stationnement. Je remarque qu'il n'y avait aucune question sur les parcs relais. Je pense que ce questionnaire aurait pu prendre une géométrie un peu différente pour recouvrir l'essentiel de la problématique urbaine qui nous préoccupe. J'ai noté que la diversité sociale est respectée par les Amiénois, ce qui me paraît être un point positif dans notre réflexion, surtout au moment où on parle de densification et que se multiplient les projets de ZAC. On se pose la question de leur contenu. La position des Amiénois est quelque chose d'équilibré, elle ne comporte pas de retour en arrière et il faudra en tenir compte. Pour la suite, je souhaite qu'il y ait de nouveau un rendez-vous du groupe de travail qui a bien réfléchi pendant plus d'un an, avant de revenir devant le Conseil Municipal et d'entamer la concertation avec la population. Il faudrait en effet faire un point très précis avec les services, les élus représentés de manière pluraliste dans ce groupe de travail, pour voir où nous en sommes. Cela me paraît essentiel. Il faudra ensuite que la concertation avance très rapidement, en prenant le temps qu'il faut, la période de vacances n'étant pas la plus propice pour mobiliser les gens et approfondir. J'avais cru comprendre que le projet de PLU serait présenté au Conseil fin juin ou début juillet. Apparemment, ce n'est plus ce calendrier qui s'applique. Il semble donc que la mise en œuvre du PLU sera repoussée vers la mi-2006. On a perdu du temps sur le plan global et, pendant ce temps, les choses avancent, ce qui fait partie de nos critiques.

M. PORQUIER - Si Hubert HENNO se félicite des questions, c'est à dire s'adresse des félicitations, c'est un questionnaire qu'il faut prendre avec une certaine prudence et qu'il est difficile de commenter à chaud. Vous avez malgré tout évité un certain nombre de sujets, probablement parce que l'enquête qui avait précédé la diffusion du questionnaire auprès des Amiénois vous avait déjà fourni des indices et vous avait permis de bien affûter vos questions en fonction des réponses que vous aviez déjà obtenues. Une question fondamentale n'a pas été posée, qui a cependant beaucoup d'incidence sur l'extension de la ville, les modes de transport, les types de logements, etc… Voulons-nous que la ville grandisse, qu'elle atteigne 200 000, 300 000, 400 000 habitants ? Ou pouvons-nous avoir pour objectif de conserver à Amiens une dimension de ville moyenne, avec des objectifs plus qualitatifs ? De cette orientation fondamentale peuvent ensuite découler des choix plus stratégiques d'extension, de densification, etc… Mais c'est une donnée qui n'est pas posée au débat. Il serait pourtant intéressant de savoir quel regard les Amiénois ont sur la projection de leur ville dans l'avenir, sa dimension et la façon dont, selon sa dimension, elle peut s'inscrire dans un territoire. Voulons-nous forcément une grande ville, avec aussi ses inconvénients. Cela mérite d'être posé et il est dommage que cela ne soit pas d'entrée de jeu dans le débat. On observe que l'extension, qui figure dans les questions, est déjà là, très pratiquée. On pose les questions quand, pour une partie des chantiers, les grues sont déjà là ou quand les projets sont déjà bien entamés et qu'ils le seront encore plus dans un an quand nous finirons de traiter du projet de PLU. On risque d'avoir des paroles et des actes qui ne seront pas en cohérence. J'adhère à ce qu'a dit Hubert HENNO sur les problèmes posés par l'extension urbaine : les coûts associés à l'extension du point de vue de l'augmentation des voiries, des déchets, de réseaux d'eau, tous les autres désagréments de l'extension urbaine. Seulement elle est déjà aujourd'hui planifiée et mise en pratique. A quoi bon poser les questions quand les faits sont déjà là. Des questions étaient orientées et nous l'avions souligné. On aurait pu les poser d'une autre façon. Pourquoi n'a-t-on pas posé la question de l'augmentation du prix du carburant et des modes de transport qui doivent être pris demain ? Plutôt que de poser la question du coût des transports en commun pour la collectivité, pourquoi ne pas poser la question de l'augmentation du prix du pétrole et de celui de l'essence pour l'usager qui utilise son véhicule ? C'est une réalité qui va se poser et venir percuter les investissements publics que nous allons devoir faire. Le baril à 50 ou même 100 $ demain en fonction de l'épuisement des réserves, ce n'est pas la même chose et cela n'entraîne pas les mêmes réponses des pouvoirs publics. Cela pourrait aussi être mis en exergue pour orienter une réponse par rapport aux transports en commun et aux investissements à faire. Petit retour en arrière, nous n'avons pas eu les réponses par catégories socio-professionnelles -Jacques LESSARD l'a souligné-, sur la situation des personnes interrogées (locataires ou propriétaires) ni par quartier. Nous sommes en attente d'avoir cette représentativité-là du questionnaire, sur l'ensemble de la ville, sur les différents types d'habitants parce que ces éléments peuvent vraiment orienter les réponses. A propos de l'autoroute, posons-nous la bonne question ? On se place sur le terrain de la pensée unique de l'autoroute et la réponse est droite comme une autoroute ! Est-ce qu'on donne le choix de la réponse ? Est-ce qu'on pose la question : comment voulez-vous transporter les marchandises ? Par camion, par le train, par d'autres modes de transport (cabotage, péniche, etc…) ? C'est cette question-là qui se pose avec l'autoroute et non de savoir si une autoroute c'est bien et utile. On ne pose pas la bonne question et après on va encore tenir de grands discours sur l'environnement, affirmer que tout est HQE et ces grandes intentions vont être en contradiction avec les investissements qui iront à l'encontre de l'environnement au niveau global (Protocole de Kioto), au niveau des perspectives en matière de carburants. Le calendrier que vous avez présenté est notablement modifié. Les élus locaux seront-ils invités aux réunions que vous avez planifiées en juin-juillet ? Jusqu'à présent, beaucoup de réunions locales organisées avec les comités de quartiers pour présenter des projets ont eu lieu sans que les élus d'opposition n'y aient été conviés -nous ne le sommes que très rarement. Serons-nous invités pour ces réunions sur le PLU ?

M. LEROY - Je reprends à mon compte les remarques qui ont été faites par mes collègues, ce qui me permettra d'être beaucoup plus court. Nous avons regretté de ne pas être associés à la fabrication de ce questionnaire. Il aurait été utile que le comité de pilotage du PLU, que Jacques LESSARD évoquait tout à l'heure, ait pu se saisir de la question, de façon à éviter les orientations qu'on a connues sur certaines questions ou les erreurs que vous avez relevées. Par ailleurs, je me refuse à aller aujourd'hui dans le détail des réponses qui nous ont été communiquées, comme l'a dit Hubert HENNO, ex-abrupto. Je considère qu'il nous faut un temps de réflexion. Vous avez dit que vous alliez avoir cette réflexion avec les interlocuteurs privilégiés que sont les comités de quartiers : c'est très utile. Je voudrais cependant faire remarquer que l'interlocuteur privilégié, c'est d'abord le Conseil Municipal et je vous propose de prévoir immédiatement dans la prochaine réunion une discussion qui pourrait se faire sur les thèmes dégagés tout à l'heure par Hubert HENNO, pour garder une certaine logique avec la discussion qui aura lieu dans les comités de quartiers, de façon que le Conseil Municipal s'exprime sur ces différents points extrêmement importants et les problèmes qui y sont liés et puisse tirer les enseignements du questionnaire. Cela n'empêche pas le comité de pilotage, qui a effectivement travaillé sur ce dossier, de remettre l'ouvrage sur le métier. En ma qualité de commissaire enquêteur, le calendrier qui nous est proposé m'inquiète. Une part des réunions avec le public risque de se faire dans une période difficile (début juillet) pour un résultat de l'enquête publique en septembre. Je vous signale que les commissaires enquêteurs ont de plus en plus la volonté de ne pas mener une enquête aussi importante que celle-ci pendant les périodes de vacances pour qu'elle puisse durer effectivement 6 semaines et pas seulement 4 afin d'être vraiment utile et efficace pour que, à partir des thèmes qui seront dégagés, on puisse avoir une discussion utile.

M. CLAISSE - Comme mes collègues, je ne discuterai pas sur les détails de cette enquête. Je remarque simplement que les Amiénois, en règle générale, sont des gens responsables et relativement satisfaits de leur ville puisqu'ils veulent la voir croître en harmonie. Je m'inscris en faux avec certains des intervenants qui veulent, puisqu'ils ont de bonnes lectures humoristiques, mettre les villes à la campagne, peut-être même à la mer, … Ce n'est pas comme cela qu'on va entrer dans l'Europe. Les Amiénois l'ont bien dit : pour entrer dans l'Europe, il faut densifier la ville, augmenter sa capacité . C'est ce seul objectif que nous devons atteindre maintenant, faute de quoi la ville d'Amiens régressera. Ce n'est pas tout de vouloir que l'air soit bon. Nous avons d'ailleurs parmi nous des gens tout à fait sensibles à ce genre de problème et le développement durable veut bien dire que ce développement se fait en pure harmonie avec la nature. Le fait d'augmenter la ville n'est pas du tout incompatible avec cela. En ce qui concerne les autoroutes, je suis pour. J'aime beaucoup la voiture parce que c'est une liberté. Alors, plus on fera d'autoroutes, mieux cela vaudra. D'ailleurs, cela empêche les gens de mourir. Les autoroutes ne me gênent pas, dès lors que leur construction est réalisée dans le but d'un développement durable. Pour l'augmentation et la densification de la ville, ce questionnaire me satisfait pleinement et les réponses plus encore.

inaudible

Mme le Maire - Je voudrais répondre rapidement aux interventions qui viennent d'être formulées tout d'abord pour préciser que, bien entendu, l'élaboration du PLU est de la responsabilité du Conseil Municipal. Sinon, nous ne serions pas réunis ce soir pour discuter de ce projet. C'est d'abord aux élus municipaux qu'a été diffusé le questionnaire. Dans un deuxième temps, il sera restitué aux comités de quartiers et c'est bien normal. On ne peut pas à la fois dire que l'on veut plus de concertation, plus de consultation des habitants et, en même temps, refuser d'imaginer que nous fassions cette démarche au niveau des comités de quartiers. Bien sûr, le Conseil Municipal reste l'interlocuteur privilégié. C'est si vrai que c'est encore le Conseil Municipal qui sera saisi de cette question au mois de septembre et c'est lui qui discutera du projet, qui décidera de voter ou non le PLU qui lui sera soumis et c'est ensuite, au cours du dernier trimestre de cette année, que l'enquête publique aura lieu. Puis nous reparlerons une nouvelle fois du PLU au début de l'année 2006 et le Conseil Municipal entérinera le PLU, après toute cette période de consultation et d'enquête publique. Vous êtes tous invités à ces réunions qui vont avoir lieu avec les habitants et dont la liste peut vous être communiquée. Vous avez bien compris que notre souci est de faire partager le plus possible les informations afin que le PLU soit le travail des élus et de tous les Amiénois qui souhaitent être acteurs. Sur les questions très concrètes, nous notons une sous-représentation des 18-25 ans et une sur-représentation de la tranche d'âge la plus âgée de notre ville parmi les personnes qui ont répondu. La représentation des différents quartiers est assez satisfaisante. Néanmoins, on note une légère sous-représentation des quartiers inscrits dans les dispositifs de politique de la ville. Il ressort de ce questionnaire une tendance intéressante, même si on ne va pas prendre au pied de la lettre la totalité des réponses. Il ne s'agit pas, en effet, d'un véritable sondage puisque la représentation est différente de la réalité socio-professionnelle de notre cité. Cependant, nous attachons de l'importance aux réponses qui ont été faites sur des questions précises, notamment l'architecture, les infrastructures, le développement de notre ville, … et aux débats qui porteront sur ces sujets dans le cadre des comités de quartiers et des réunions avec les habitants. C'est la raison pour laquelle nous avons reculé la date de l'adoption du PLU. J'ajoute que, entre aujourd'hui et toutes ces réunions qui auront lieu fin juin-début juillet, il reste encore deux mois qui doivent permettre que chacun s'approprie cette question pour l'avenir de notre ville.

M. DE ROBIEN - Ce questionnaire est un merveilleux exercice démocratique, peut-être plus par l'effort demandé à la population et le nombre de réponses obtenues que par les statistiques qu'il nous envoie, qui sont des indications mais ni un mandat impératif ni des calculs exacts qui devraient entraîner chez nous en réflexe des réponses correspondant aux réponses des Amiénois. Je rappelle qu'être élus, ce n'est pas donner forcément satisfaction immédiate aux Amiénois, c'est aussi préparer l'avenir. D'abord un grand bravo à ceux qui ont réalisé ce questionnaire. On aurait pu poser beaucoup plus de questions sur le prix du pétrole, sur l'autoroute par rapport à la deux fois deux voies, aux canaux. Je m'aperçois que ceux qui sont contre l'autoroute refusent de transporter les marchandises par canaux ; quelle logique ? Un grand bravo aussi pour le nombre de réponses. C'est le signe que les Amiénois s'intéressent à leur ville et si beaucoup n'ont pas répondu parce que le temps manque, ils ont au moins lu le questionnaire, au moins -pour certains- appris ce qu'est un PLU. C'est un exemple citoyen à souligner, d'autant que, pour Amiens, c'est la seconde fois, la première fois ayant eu lieu en 1997. Il faut remarquer que des réponses sont contradictoires. C'est le rôle des élus que de résoudre ces contradictions. Par exemple, des gens sont attachés à la voiture, c'est pour eux un problème de liberté. Il faut promouvoir les voitures propres et, aussi, résoudre les problèmes de stationnement, choisir en tenant compte du désir de piétonisation, du désir de stationnement à proximité de la destination du déplacement et du désir d'une ville qualitative. Ce qui est à souligner et qui est le fil directeur de toutes les réponses, c'est que les Amiénois veulent une ville de qualité et pas une ville de quantité. Depuis 15 ans, nous ne cessons de prôner la qualité et non la mégapôle. Nous sommes aujourd'hui en symbiose avec la population sur cette idée. Et plus nous rendrons la ville qualitative, plus les Amiénois seront heureux et, en même temps, plus on rendra service aux générations à venir qui s'intéresseront de plus en plus aux métropoles régionales, si possible européennes, qui seront des métropoles de qualité.

M. PORQUIER - Mme le Maire, vous ne nous avez pas apporté d'éclaircissements sur les TCSP.

Mme le Maire - Je vous ai communiqué tous les éléments d'information dont je disposais.

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